Véhicules GNV

Des véhicules pour tous les besoins

Plus de 26 millions de véhicules roulent, aujourd’hui, au GNV ou au BioGNV dans le monde. Avec 1,3 millions de véhicules en circulation, l’Europe continue sa croissance portée par la bonne dynamique constatée en Italie (1 million) ou encore en Allemagne (94 000). Le marché français (20 000 véhicules) connaît, quant à lui, un essor sans précédent, porté par le dynamisme des immatriculations de véhicules lourds.

Pour répondre à une demande de plus en plus forte sur tous les segments de véhicules, la gamme proposée par les constructeurs s’étoffe et les technologies n’ont de cesse de progresser allant vers plus d’autonomie (de 500 à 800 km pour les véhicules lourds GNC et jusqu’à 1 500 km pour ceux utilisant du GNL) et de puissance (jusqu’à 460 CV pour des camions tracteurs). Et tout cela avec des performances comparables aux carburants traditionnels puisqu’avec 1 kg de GNV, on parcourt la même distance qu’avec 1L de diesel.

Des véhicules légers aux poids-lourds en passant par les véhicules utilitaires ou encore les autocars, les constructeurs couvrent aujourd’hui l’ensemble des besoins d’exploitation des utilisateurs (transport de marchandises, propreté urbaine…).

Gamme de véhicule GNV disponible en France en 2019

Pour en savoir plus sur la gamme de véhicules GNV, notre adhérent GRDF publie chaque année un catalogue des véhicules GNC disponible en France :

Catalogue véhicules GNC

Confort à la conduite, réduction des nuisances sonores grâce à des moteurs 2 fois moins bruyants qu’un moteur diesel et conformes à la certification Piek – QuieTRUCK (<72 db), ni odeur ni fumée… Les véhicules GNV/BioGNV disposent de nombreux atouts appréciés des chauffeurs mais aussi des riverains.

Autre avantage : tous les véhicules GNV peuvent rouler au BioGNV, sans aucune adaptation technique, la seule différence résidant dans l’existence de certificats garantissant l’origine renouvelable du gaz.

Comment fonctionne un véhicule GNV ?

Les motorisations au gaz sont très majoritairement basées sur la technologie dite « à allumage commandé », identique à celle des motorisations essence.

2 cas de figure peuvent se présenter :

  • les véhicules lourds fonctionnent uniquement au gaz avec des moteurs dits à « monocarburation »,
  • les véhicules légers et utilitaires sont à « bicarburation » gaz ou essence, la bascule entre les deux énergies se faisant automatiquement dès lors que le réservoir de gaz est vide, prolongeant ainsi l’autonomie des véhicules.

Le GNV peut se présenter sous 2 formes :

À l’état gazeux, il est appelé Gaz Naturel Comprimé (GNC) et est comprimé à 200 bar (pression comparable à celle d’une bouteille de plongée). Il s’agit de la forme de GNV la plus utilisée comme carburant en France et le GNC est adapté à tous types de véhicules, des plus légers aux poids-lourds en passant par les utilitaires, les bus ou encore les cars.

À l’état liquide, on parle de Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Il est obtenu par condensation à -160°C ce qui réduit son volume d’environ 600 fois par rapport à son état gazeux. Il est particulièrement adapté aux véhicules lourds effectuant de longues distances, aux barges et aux navires.

Même si le mode de stockage du GNC et du GNL diffère, en amont, le gaz contenu dans le moteur sera, dans les deux cas, sous forme gazeuse.

À noter, bien que les réservoirs GNC soient plus lourds que leurs homologues fonctionnant au diesel, cela n’impacte pas la charge utile du véhicule puisqu’une dérogation du PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) est accordée sur les véhicules à énergie alternative, comme le précise l’article R312-4 du code de la route.

Coût global de possession (TCO)

Le TCO (Total Cost of Ownership) représente l’ensemble des coûts directs et indirects de détention et d’exploitation d’une flotte de véhicules. Cet outil permet donc d’évaluer la rentabilité d’un projet de conversion au GNV en prenant en compte l’investissement sur toute la durée de vie des véhicules.

Dès lors qu’on raisonne avec ce coût global de possession, rouler au GNV/BioGNV s’avère très souvent compétitif sur le plan économique, du fait de la conjonction de plusieurs facteurs tels qu’un prix du carburant moins cher, des dispositifs fiscaux avantageux (suramortissement fiscal,…) ou encore de l’existence d’aides publiques à l’acquisition des véhicules.

Ainsi, selon les usages (nombre de kilomètres parcourus, type de véhicules,…), le coût de revient du GNV peut être inférieur à celui du diesel sur le long terme.

Rouler en toute sécurité

Technologie maîtrisée, le GNV dispose de tout le référentiel réglementaire pour la fabrication des véhicules. Les véhicules GNV/BioGNV sont ainsi aussi sûrs que les véhicules à carburation classique et font l’objet d’une conception et de tests extrêmement rigoureux.

Ils répondent à la certification UNECE R 110 qui est un texte réglementaire décrivant les prescriptions relatives à l’homologation des composants des véhicules fonctionnant au GNV/BioGNV. Ce règlement impose notamment des dispositifs de sécurité sur chaque réservoir et des inspections régulières.

Grâce à cela, les véhicules GNV et BioGNV sont homologués pour un accès à tous les tunnels et parkings, publics comme privés.